Dynadot, le registrar qui m’a fait quitter Internet bs
J’ai un compte Dynadot depuis des années. Longtemps, c’est resté un bureau d’enregistrement « de côté« , celui où je gardais quelques domaines sans trop y penser. Et puis j’ai commencé à comparer les prix. Vraiment comparer, ligne par ligne, extension par extension. Le résultat : je suis en train de migrer une grande partie de mon portefeuille chez eux.
Après des années chez Internet bs, j’avais besoin d’un registrar qui coche trois cases : des prix bas (pas des prix d’appel, des vrais prix bas au renouvellement aussi), une interface qui tient la route quand on gère 500+ domaines, et la possibilité d’enregistrer des extensions européennes. Dynadot coche les trois.
Pourquoi j’ai quitté Internet bs pour Dynadot
Internet bs m’a rendu service pendant longtemps. Les tarifs étaient corrects, l’interface fonctionnelle. Mais à force d’utiliser le service au quotidien, les irritations se sont accumulées.
Le vrai souci avec Internet bs, c’est la gestion des registres. J’ai perdu le compte du nombre de fois où j’ai reçu des emails concernant des domaines qui ne m’appartiennent pas. Des notifications de renouvellement, des alertes d’expiration… pour des domaines d’autres clients. Ça veut dire quoi ? Que d’autres personnes reçoivent probablement des emails sur mes propres domaines. Pas rassurant.
Et puis il y a les relations entre Internet bs et l’AFNIC. Ça coince régulièrement. Des transferts de .fr qui bloquent, des délais rallongés, des messages d’erreur flous, des noms de domaine bloqués et perdus. Quand tu gères un réseau de sites de niche avec des dizaines de domaines .fr, c’est le genre de problème qui te fait chercher ailleurs.
Internet bs a bien une fonction d’édition en masse et une API, soyons honnête. Mais l’ergonomie globale du panneau de gestion a très peu évolué depuis des années. Quand tu compares avec ce que propose Dynadot, l’écart se voit.
Dynadot, c’est quoi exactement ?
Dynadot est un registrar américain basé à San Mateo, en Californie. La boîte existe depuis 2002. C’est un registrar accrédité ICANN, avec plus de 500 extensions disponibles et, d’après leurs chiffres, plus de 5 millions de domaines enregistrés par plus de 100 000 clients dans 108 pays.
Dynadot est une société privée, sans dette. Ils développent tout en interne : le panneau de contrôle, les outils de marché secondaire, l’API, le website builder. Pas de sous-traitance. Pour un registrar, c’est plutôt bon signe : ça veut dire que les mises à jour arrivent vite et que l’interface est cohérente d’un bout à l’autre.
Les prix : le vrai argument
On va parler chiffres. Un .com chez Dynadot, c’est autour de 9,53 € à l’enregistrement, au renouvellement et au transfert. Le même prix dans les trois cas. Ça paraît basique, mais beaucoup de registrars jouent sur les prix d’appel à l’enregistrement pour te rattraper au renouvellement.
GoDaddy ? Un .com affiché à 0,21 € la première année (oui, vingt-et-un centimes), mais le renouvellement grimpe à plus de 20 €. Et l’expérience d’achat chez GoDaddy, parlons-en : tu as 1 000 avertissements inutiles, des propositions de services additionnels à chaque étape, des pop-ups pour de l’hébergement, de l’email, du SSL… Tu passes plus de temps à décocher des options qu’à enregistrer ton domaine. Chez Dynadot, c’est fluide. Tu choisis, tu paies, c’est fait. Pas de pollution visuelle, pas de dark patterns.
LWS, Infomaniak, même constat : les prix de renouvellement sont souvent plus élevés qu’à l’achat. Dynadot a un prix unique. Et ce prix est souvent deux fois moins cher que GoDaddy au renouvellement.
Autre bon point : la protection Whois est gratuite sur les extensions qui le permettent. Et Dynadot accepte un paquet de moyens de paiement : carte, PayPal, virement bancaire, Wise, Payoneer, et même les cryptos (Bitcoin, USDT, USDC via BitPay ou Coinbase Commerce). Il y a même des réductions quand tu payes par virement ou en crypto.
Comparatif rapide sur les extensions courantes
| Extension | Dynadot (enregistrement) | GoDaddy (renouvellement) | Namecheap (renouvellement) |
|---|---|---|---|
| .com | ~9,53 € | ~21 € | ~14 € |
| .net | ~11 € | ~22 € | ~15 € |
| .org | ~9.25 € | ~23 € | ~15 € |
| .fr | ~6 € | Non dispo | Non dispo |
| .eu | ~5.66 € | ~14 € | ~11 € |
Les prix varient selon les taux de change et les promotions en cours. Vérifie toujours sur la page tarifs de Dynadot avant de commander.
Et si tu dépenses plus de 500 $ par an, tu passes en compte « Bulk » avec des avantages supplémentaires : plus d’évaluations de domaines quotidiennes, recherche en masse étendue, accès API prioritaire. Au-dessus de 5 000 $/an, c’est le statut « Super Bulk » avec un gestionnaire de compte dédié et un accès anticipé aux ventes. Quand tu gères un réseau de sites, ça devient vite intéressant.
Les extensions européennes : le bon plan que peu connaissent
Pendant longtemps, Dynadot c’était surtout .com, .net, .org et une ribambelle d’extensions exotiques. Mais Dynadot a ajouté les ccTLDs européens à son catalogue. On peut enregistrer des .fr, des .de, des .it, des .be, des .eu, des .nl, des .at, des .pl… La plupart des extensions pays en Europe.
Et là, surprise : les prix sont souvent en dessous de ce que proposent les registrars « locaux ». Un .fr chez Dynadot revient moins cher qu’un .fr chez OVH ou LWS. Pareil pour le .de ou le .eu. Peu de gens le savent parce que Dynadot a longtemps été perçu comme un registrar anglo-saxon pour investisseurs domaining. Mais pour un éditeur de sites de niche français qui veut ses .fr et .com au même endroit, avec une interface unique, c’est le bon plan.
Un point important sur la confidentialité Whois des ccTLDs européens : grâce au RGPD, les données personnelles des particuliers sont masquées par défaut dans le Whois depuis 2018, quelle que soit l’extension. Si tu enregistres un .fr ou un .de en tant que personne physique, tes nom et prénom sont remplacés par « REDACTED FOR PRIVACY » dans le Whois public. Les données des entreprises et personnes morales restent visibles (raison sociale notamment), c’est la loi. Mais pour un particulier ou un auto-entrepreneur, pas d’inquiétude.
L’interface de gestion : enfin un panneau qui respire
J’ai utilisé les panneaux de gestion de domaines d’OVH, de Cloudflare, de GoDaddy, de Namecheap et d’Internet bs. Dynadot est celui qui m’a le plus convaincu pour gérer un portefeuille conséquent.
Le système de dossiers intelligents, c’est le truc qui change tout quand tu as 50, 100 ou 200 domaines. Tu crées un dossier « sites de niche FR », un dossier « PBN », un dossier « projets clients ». Tu assignes des domaines à chaque dossier. Tu peux appliquer des réglages DNS à tout un dossier d’un coup. Modifier le Whois en masse. Activer ou désactiver le verrouillage sur 30 domaines en un clic.
Cloudflare, par exemple, c’est un très bon CDN et un bon gestionnaire DNS. Mais pour la gestion de portefeuille pur (transferts, renouvellements, organisation), Dynadot est plus pratique. Cloudflare n’a pas de système de dossiers. Quand tu veux renouveler 10 domaines spécifiques, tu les cherches un par un dans la liste.
OVH… je ne vais pas m’étendre. L’interface d’OVH pour gérer ses domaines, c’est un labyrinthe. Tu cliques trois fois pour changer un enregistrement DNS. Le manager v3, le manager v5, les anciens panneaux qui cohabitent avec les nouveaux. Dynadot, c’est un panneau, une logique, tout au même endroit.
Les outils que j’utilise le plus
Le filtre de domaines est bien pensé. Tu peux filtrer par extension, par date d’expiration, par dossier, par statut. Quand tu veux voir tous tes domaines qui expirent dans les 60 prochains jours, c’est un filtre et c’est affiché.
L’édition en masse est un vrai gain de temps. Sélectionner 20 domaines, changer leurs nameservers d’un coup, c’est deux clics. Chez la plupart des concurrents, tu fais ça domaine par domaine.
L’API est très complète : plus de 120 commandes disponibles. Enregistrement, transfert, renouvellement, modification DNS, gestion du marketplace, tout passe par l’API. Si tu automatises la gestion de tes domaines avec des scripts, Dynadot a probablement l’API la plus fournie du marché avec celle de Namecheap.
Dynadot a aussi une appli mobile synchronisée avec le site web. Je l’utilise peu, mais pour vérifier un renouvellement ou modifier un DNS en urgence depuis le téléphone, ça dépanne.
Le marché secondaire : un plus pour les investisseurs domaining
Dynadot a un marketplace intégré qui est assez actif. Tu peux lister tes domaines à la vente, fixer un prix, accepter des offres. Ils proposent aussi des enchères sur les domaines expirés, des enchères utilisateurs, des backorders et un système de « Liquidation » pour les domaines en fin de vie.
Pour un éditeur de sites qui achète et revend des domaines de temps en temps, c’est pratique d’avoir tout au même endroit. Dynadot est compatible avec Afternic DLS et Sedo MLS, ce qui est un vrai atout. Tu actives les deux depuis ton panneau et tes domaines sont listés partout.
Le support : mon angle mort
Je mets les mains devant : je n’ai jamais eu besoin de contacter le support de Dynadot. Mon compte fonctionne, mes transferts se passent bien, mes DNS pointent où ils doivent pointer. Pas de galère, pas de ticket.
Du coup, je ne peux pas te donner un avis de première main sur la réactivité du support. Ce que je sais : Dynadot a une note de 4.5 étoiles sur Trustpilot avec plus de 4 400 avis. Les retours sont globalement positifs sur la réactivité du chat et la compétence des agents. Quelques avis négatifs remontent des soucis ponctuels sur les enchères de domaines expirés et sur la vérification de compte.
Le support est disponible 24/7 par chat. Pas de téléphone, pas de support en français (c’est un registrar américain). Si tu as besoin d’un support francophone avec quelqu’un au bout du fil, OVH ou LWS seront plus adaptés. Mais tu paieras tes domaines plus cher.
Ce que Dynadot inclut gratuitement
Avec chaque domaine enregistré, Dynadot donne accès à :
- La confidentialité Whois gratuite (sur les extensions compatibles)
- Un website builder basique
- Un outil de création de logo
- Une adresse email liée au domaine
- La redirection de domaine (y compris la redirection furtive)
- Les paramètres DNS avancés
Le website builder et l’email, je ne les utilise pas. J’ai mes propres hébergements et mes propres outils. Mais pour quelqu’un qui débute et qui veut poser une page rapidement sur un domaine, c’est un bonus appréciable.
Ce qui me plaît moins chez Dynadot
Le site est traduit en français et la traduction est honnête. J’ai pas relevé de couacs majeurs dans les menus ou les pages de gestion. Quelques formulations un peu bizarres ici ou là peut-être, mais rien de bloquant. Sur ce point, Dynadot a fait du bon boulot.
Dynadot n’a plus d’offre d’hébergement VPS depuis 2017. C’est un registrar pur. Si tu cherches un hébergement mutualisé ou un VPS intégré avec tes domaines, il faudra aller voir ailleurs, chez MassiveHoster par exemple. Perso, ça ne me dérange pas : je sépare toujours registrar et hébergeur. Mais je sais que certains préfèrent tout centraliser.
Les enchères sur domaines expirés ont un défaut connu des investisseurs domaining : le propriétaire peut encore renouveler son domaine pendant et même après l’enchère. Tu peux gagner une enchère et te retrouver remboursé en crédit Dynadot parce que le propriétaire a finalement renouvelé. Agaçant quand ça arrive.
Dynadot vs Cloudflare Registrar
Cloudflare Registrar est souvent cité comme le registrar le moins cher parce qu’il revend les domaines « au prix coûtant ». Et c’est vrai, les prix sont très bas. Mais Cloudflare a une approche minimaliste de la gestion de domaines : pas de dossiers, pas de marketplace, pas d’édition en masse avancée, pas de backorder, pas d’API dédiée à la gestion de portefeuille.
Si tu as 5 domaines et que tu veux juste le prix le plus bas possible, Cloudflare est un bon choix. Si tu gères 30, 50 ou 100 domaines avec des projets différents, des DNS différents, des transferts réguliers, Dynadot est nettement plus confortable au quotidien. L’écart de prix entre Dynadot et Cloudflare sur un .com est de quelques centimes. L’écart de confort de gestion est beaucoup plus grand.
Comment transférer ses domaines chez Dynadot
La procédure est classique :
- Déverrouiller le domaine chez ton registrar actuel
- Récupérer le code d’autorisation (auth code)
- Aller sur la page de transfert de Dynadot
- Entrer le domaine et le code
- Payer le transfert (qui ajoute un an de renouvellement)
Le transfert prend entre 5 et 7 jours sur les gTLDs (.com, .net, .org). Bonne nouvelle si tu gères des .fr : le transfert est quasi instantané. C’est une spécificité de l’AFNIC, et Dynadot la gère correctement. Tu lances le transfert, tu confirmes, et en quelques minutes ton .fr est chez Dynadot.
Dynadot a aussi un outil de transfert en masse si tu migres un gros lot de domaines. Pense à t’y prendre au moins deux semaines avant l’expiration d’un domaine, et vérifie que ton domaine a plus de 60 jours d’ancienneté chez ton registrar actuel.
Petit conseil : alimente ton compte Dynadot en prépaiement avant de lancer tes transferts. Les paiements par prépaiement sont traités instantanément, là où le paiement par carte peut prendre quelques heures de vérification au début. Et si tu dépasses les 500 $ de dépenses annuelles, tu passes automatiquement en statut Bulk avec les avantages qui vont avec.
Mon verdict
Dynadot est mon registrar principal depuis que j’ai commencé à migrer mes domaines. Les prix sont parmi les plus bas du marché, avec la même transparence au renouvellement qu’à l’enregistrement. Le panneau de gestion avec les dossiers intelligents et l’édition en masse est ce que j’ai trouvé de mieux pour gérer un portefeuille de plusieurs dizaines de domaines. Et la prise en charge des extensions européennes (.fr, .de, .eu, .be, .it) est un vrai avantage pour les éditeurs web francophones.
Le gros point fort : le rapport qualité-prix sur la durée. Pas de prix d’appel, pas de mauvaise surprise au renouvellement.
La limite : le support est en anglais uniquement, et certaines fonctions du marketplace (les enchères sur expirés notamment) ont des défauts qui agacent les investisseurs domaining. Pour la gestion de sites de niche et l’enregistrement de domaines au quotidien, ça n’a aucun impact.
Si tu cherches un registrar sérieux avec des prix corrects et un vrai panneau de gestion, crée ton compte Dynadot (5$ offerts) et teste par toi-même. Commence par transférer un ou deux domaines pour voir. Tu comprendras vite pourquoi j’y migre tout.
